• 26 août

VOYAGE HYPNOTIQUE

Je sors d'une nouvelle formation en hypnose éricksonienne. Je profite de cette riche expérience pour vous parler de cette pratique que j'aime tant.

Après une jolie pause en juillet, j’ai repris le chemin du travail un peu à rebours de la plupart d’entre vous, au début du mois d’août. Au programme : deux semaines de formation intensive en hypnose, pour boucler définitivement le cycle d’apprentissage entamé il y a près de quatre ans.

L’une des spécificités de cette formation est de mettre l’accent sur la pratique : chaque stagiaire est tour à tour « opérateur » — il guide une séance — puis « sujet » — il vit lui-même la séance. Comme souvent depuis que j’ai décidé de réorienter mon chemin professionnel et de me consacrer notamment à l’accompagnement par l’hypnose à Toulouse, je n’avais pas anticipé à quel point j’en sortirais transformée.

L’hypnose éricksonienne

Avant d’évoquer mon expérience estivale, j’ai envie de vous rappeler quelques spécificités de l’hypnose éricksonienne. Il existe encore de nombreux préjugés autour de cette pratique, parfois assimilée à l’hypnose de spectacle. Pourtant, l’expérience vécue en séance en est bien éloignée. Je préfère évoquer l’image d’un « rêve éveillé », au cours duquel le praticien propose un voyage à la personne qu’il accompagne.

J’aime expliquer à celles et ceux qui viennent me consulter que notre inconscient peut être symbolisé par un grand sac de billes, de formes, de couleurs et de matières différentes. Chacune de ces billes représente une expérience, une émotion, une qualité, une ressource… selon notre histoire, certaines ont pris beaucoup de place, tandis que d’autres se retrouvent un peu trop compressées.

L’hypnose consiste alors à visiter ce sac, à en explorer le contenu et à remettre, au fil des séances, davantage d’équilibre entre toutes ces billes, toutes ces parties de nous. Cet équilibre n’est évidemment jamais figé : nos expériences, nos besoins et nos envies évoluent tout au long de notre vie.

Mes séances d'hypnose à Toulouse

Dans les séances d’hypnose que je propose à Toulouse, quelle que soit la demande qui amène une personne à me consulter, je m’attache particulièrement à explorer les émotions et les sensations corporelles. Ce sont mes points d’ancrage.

Cette approche distingue profondément le travail en hypnose de la psychothérapie. Si rien ne vient remplacer une thérapie par la parole lorsqu’elle est nécessaire, l’hypnose peut permettre de faire émerger d’autres prises de conscience, notamment lorsque le mental tourne en rond.

Explorer ce qui nous empêche d’avancer, ce qui nous a marqués ou ce qui se rejoue dans notre vie à travers les ressentis corporels invite à changer de point de vue. Le travail sous hypnose peut ainsi nous permettre d’appréhender avec un regard neuf nos blocages, nos fonctionnements, nos émotions et nos besoins.

Mon voyage

Je suis donc arrivée la bouche en cœur, début août, près de Montpellier, pour achever ma formation en hypnose. J’avoue que j’aurais préféré continuer à siester en bouquinant plutôt que de me remettre à étudier. Je me sentais si peu investie que j’avais même omis d’anticiper la liste de mes « sujets d’exploration » qui me permettraient de servir de cobaye à mes collègues.

Mais comme je ne sais pas faire les choses à moitié — et qu’au fond, je sais que lorsqu’on pense explorer un événement anecdotique, on finit souvent par se confronter à la « vraie » question —, j’ai joué le jeu… et j’ai plongé dans mes ombres.

Je suis revenue à une scène emblématique de mon enfance en y posant un regard neuf. J’ai aussi compris pourquoi je m’étais engluée, pendant des années, dans des situations fort désagréables.

À l’heure où je vous écris, je n’ai ni tout compris ni tout intégré. Plusieurs jours de marche sur le chemin de Compostelle m’ont déjà permis de digérer certaines de ces prises de conscience, que je vais continuer à décortiquer en séance de psychothérapie et lors de mes sessions quotidiennes de méditation.

En revanche, je sens déjà un changement profond. La légèreté est revenue et une part de ma fragilité s’est envolée.

Cette expérience me rappelle aussi pourquoi j’ai choisi l’hypnose : parce qu’au-delà des outils et des protocoles, elle offre un espace singulier pour aller rencontrer ce qui se joue en nous autrement, en laissant parfois le corps, les sensations et l’inconscient nous raconter ce que les mots seuls ne parviennent plus à dire.

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